vendredi 23 avril 2010

Vous prendriez bien un ver's' de Pr'Ose ?



J'ai rencontré Emma Bovary sans Gustave Flaubert l'an passé par un bel après-midi à Ozoir La Ferrière. Elle m'a parlé de sa revue Pr'Ose avec tellement de passion que je voulu la connaître davantage... (La revue bien qu 'Emma Fred aussi). Lecture faite, je me suis dit ma fille il y a vraiment du beau monde dans cette revue, les mots dansent et swinguent de belle manière, cela serait bien si tu pouvais un jour faire partie à ton tour de la farandole...


Après des mais Oh tu crois ? ouimaisjs'aispassi introspectifs...j'ai proposé un texte ...Puis au décours d'une conversation avec l'héroïne de GF, elle me propose de lui envoyer quelques poésies. Elle sait que je taquine la rime riche et l'acrostiche. C'est en effet un voyage accompagné d'une femme fleur qui sera à l'honneur de la revue qui ose les nouveaux auteurs...

La revue « Pr’Ose ! » vous propose depuis plusieurs années de découvrir des auteurs, des nouvelles, des poèmes, des textes courts.


Le 15ème numéro est sorti ! Emma m'a fait la surprise de mettre une illustration de mon cru en première de couverture ! (numéro collector *rires*)

A cette occasion, la revue fêtera ses 6 ans d’existence avec un numéro spécial, contenant plus de textes que d’ordinaire !
Les auteurs annoncés sont : Chris Simon, Anne Veillac, Lunatik, Lal-Behi, Thomas Vinau, Chrysopale, Nadia Le-Roux, Maryline Martin, Fabienne Rivayran, Scylliane Mohan, Fabrice Marzuolo


Il est possible de réserver votre numéro en envoyant un chèque, de 5 euros ,
à l’ordre de :
Frédérique Trigodet, Rés. Rive Gauche, Bât. C, 23 rue Tudelle, 45100 Orléans


Le numéro 16 sortira en septembre/octobre. Pas de thème annoncé mais vous pouvez commencer à envoyer vos textes si cela vous dit de rejoindre la revue !
 
Sachez que, par la suite, le prix de la revue passera à 4 euros (et plus 3). Car la promotion de « Pr’Ose ! » a un coût que Frédérique et son équipe doivent assumer afin de poursuivre cette aventure littéraire.
 
 

lundi 12 avril 2010

Lecture et écriture


Choisir un livre à la bibliothèque, dans une librairie ou chez un bouquiniste, n'est pas en ce qui me concerne, un acte anodin. C'est aussi palpitant, effrayant qu'une rencontre galante. Le lieu a de l'importance, l'engagement n'est pas le même, il y a du speed dating dans l'air quand le rendez-vous s'informatise par carte magnétique interposée.


L'odeur d'encre fraîche de la librairie n'a pas encore trop de prise sur moi, à la virginité du vélin je préfère les effluves du papier jauni...J'aime les livres qui ont une âme. Ceux dans lesquels le précédent lecteur a oublié un marque page, glissé une annotation ou tout simplement écrit son prénom sur la page de garde...

Le titre et la couverture sont une incitation à la lecture, une première prise de contact entre l'auteur et le lecteur. C'est le carton d'invitation que l'on pouvait glisser autrefois sur une coupelle d'argent. L'auteur s'annonce. Le lecteur, lui, s'incline ou décline l'invitation. Si la 4ème de couverture sait effleurerl 'intrigue pour susciter le désir et l'envie, ils seront tous deux au rendez-vous.

Ecrire est un acte d'amour, c'est un accouchement parfois dans la souffrance mais c'est aussi une expiation de tous les maux. Une bonne douche salvatrice ou l'orthographe et la grammaire sont des onguents salvateurs. Lire permet de fuir le quotidien, le magnifier....Un point de suspension dans l'espace temps. Je repense à Odette Toutlemonde qui s'élève en apesanteur lorsqu'elle est plongée dans les romans de son auteur favori.

On parle de la saison des amours, en est il de même pour la lecture ? Il me semble lire en toutes saisons, peut être avec une prédilection pour l'été propice aux vacances, à la décontraction. Les journées sont plus longues et l'on peut considérer le temps comme un élastique étirable à souhait. Pourtant l'hiver, j'aime me glisser sous ma couette et dévorer les enquêtes de Victor Legris entre autre.

Ma rencontre avec le livre date de 1972. J'avais alors cinq ans et je me souviens très bien de la collection Rouge et Or Dauphine et du titre "les Malheurs de Sophie", depuis ce premier rendez-vous le ventre de ma bibliothèque n'a cessé d'enfler et on entend parfois le bois craquer devant tant d'histoires ! Depuis mes goûts ont évolué, j'aime beaucoup les biographies surtout celles écrites par Jean Chalon. J'aime aussi redécouvrir des auteurs vedettes en leur temps que notre époque moderne a relégué aux oubliettes. Qui se souvient de Germaine Acrémant et des dames aux chapeaux verts ?

Par ailleurs, la nouvelle  m'a kidnappée un jour de 2003, l'histoire d'une dame en bleu s'est imposée tout naturellement à moi. Les mots jaillissaient comme une source qui ne se tarissait pas ...S'en est suivi un recueil et un petit succès d'estime. De lectrice je passais au statut d'auteure et comme je ne voulais pas me la jouer artiste je rajoutais "d'un mètre soixante douze !"

Depuis je continue à écrire, et je dévore les livre autrement. Je n'ai plus le même regard sur le mot qu'auparavant. Ma perception de la lecture n'est plus la même, elle n'en a pas été altérée bien au contraire. Toutefois je constate le choix de l'auteur pour un mot plutôt qu'un autre, j'enrichis mon vocabulaire comme par le passé mais je perçois cette sensibilité en plus...

samedi 3 avril 2010

Romance par dessus les toits (Hommage à Verlaine)



Hommage à Verlaine paru dans le Non Dit n°70 "Paul Verlaine et la Belgique". Ce périodique trimestriel est animé par Michel Joiret écrivain, poète, auteur dramatique, essayiste entre autres...
Romance par dessus les toits


Paris, 7 janvier 1896, assise en équilibre sur le bras de cette statue à la lyre dorée, j'ai un ultime rendez-vous avec Toi.
Je te dédierai mon dernier soupir Paul pour qui je ne fus ni tout à fait la même ni tout à fait une autre.
Sur un des plus beaux toits de Paris, celui de l'Opéra, frissonnante et frêle dans ma robe de chimères, je ferme les yeux et je nous revois...
Nous courrions ensemble les guinguettes à Walcourt, " ces charmants petits asiles pour les amants. Te rappelles-tu du château tout blanc avec à son flanc le soleil couché, les champs à l'entour ? Nous y avions niché tout notre amour...Le ciel de Bruxelles avait revêtu sa pourpre de velours, ce revêtant d'astre en or abritant notre fuite au son joyeux des tambours".
Mons et son cachot où j'ai pu souvent te rendre visite, tissant ma toile dans les moindres recoins de ton cerveau.
Qu'avons nous fait de notre folle jeunesse mon tendre amour ? Toi brûlant tes dernières cartouches avec un voleur de feu aux semelles de vent et moi cherchant à t'aliéner dans l'alcool.

Paul, mon chéri, je n'ai pas voulu t'abandonner mais tes excès ont eu raison de ma fidélité. Ton esprit hante désormais les paysage de la Semois et moi j'attends ton ultime passage pour à nouveau te rejoindre. Moi, ta Muse, à tout jamais éteinte sur un coin de trottoir de Paris.



Apparté [La nuit suivant les funérailles du poète, le bras de la statue de la poésie et la lyre qu'il soutenait tomba à l'endroit même où quelques heures plus tôt était passé le convoi funéraire de Verlaine] .

© Maryline Martin

jeudi 1 avril 2010

Aquar'Elle




Le roux de tes cheveux
Le bleu de tes yeux
Le rose de tes joues
La paleur de tes seins
La chaleur de tes mains
Je te devine à l'horizon
Une pluie de lumière, enfin
Arrose l'âme grise du béton

© Maryline Martin Août 2008