samedi 27 mars 2010

Contes Malpolis de Sylvette HEURTEL



Je ne connais pas personnellement l'auteure Sylvette Heurtel et je n'ai aucun intérêt pécuniaire dans les propos que je tiendrai ici.

Je fonctionne à l'instinct, j'aime ou je n'aime pas et je fréquente en littérature quelques chemins parallèles qui mènent à de jolies rencontres et à de très belles découvertes littéraires : la lecture des Contes Malpolis de Sylvette Heurtel en est une...
J'ai le projet d'une émission littéraire qui ne parlerait que de nouvelles, un genre autrefois méconnu mais qui commence à s'étoffer, prendre de l'ampleur et qui rencontre son public. Sylvette aura la primeur de me donner de ces nouvelles ! C'est pour cela que j'ai construit cette petite fiche de lecture en une interview réalisée à chaud...


LE RECUEIL
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MARYLINE MARTIN Ton premier recueil : Contes Malpolis vient d’être publié aux éditions : Henry des Abbayes

C’est un recueil qui comprend 13 nouvelles très librement inspirées et aux antipodes des contes de la tradition où il est souvent d’images édulcorées de princesses rose bonbon avec une tripotée d’enfants…

En ce qui te concerne, tu prends plutôt le contre-pied. Est-ce en cela que ces histoires sont à la limite du politiquement correct ?



SYLVETTE HEURTEL : Les contes de la tradition ne sont pas corrects ; si comme tu l’écris les princesses rose bonbon finissent heureuses avec une tripotée d’enfants, les aléas qu’elles traversent sont redoutables : Peau d’Ane cherche des subterfuges pour échapper à l’inceste, le gage de la disparition de Blanche Neige est le cœur sanglant d’une biche livré à sa belle-mère …La jeune épouse de Barbe Bleue tentant de faire disparaître une tache de sang révélatrice de la clé du cabinet secret tandis que son époux assassin approche à travers les couloirs du château : on atteint des sommets d’horreur et de peur. Les femmes, princesses ou petites filles, sont avant tout des victimes : enfermées, abusées, exploitées comme Cendrillon. Le Petit Chaperon Rouge se retrouve dans le lit d’un loup abuseur assassin de sa Mère-grand, peu d’auteurs oseraient raconter une histoire pareille à des enfants, ce sont d’ailleurs des contes issus de la tradition orale et pas spécialement destinés aux plus jeunes (même moi, je n’aurais pas osé !).

MM : En dehors des contes de ton enfance, quelle a été ta principale source d’inspiration ?

SH : J’aime regarder et écouter les gens : les amis, les rencontres de hasard, les passagers des trains…Les gens sont passionnants et incroyables, la réalité est tellement surprenante, je ne me lasse pas d’ouvrir les yeux et les oreilles. Les faits divers racontés ou restitués par les journaux dépassent souvent les histoire imaginées. J’aime aussi beaucoup la littérature, certains univers me touchent et m’ont marquée : Murakami, Boris Vian, Jean Giono, Paasilina. J’aime l’étrangeté distillée dans un réalisme précis, comme chez Joyce Carol Oates et les auteurs qui distillent la peur comme Mankell. Certains écrivains me transportent, ceux qui m’emmènent au bord des lacs comme Jim Harrison , ou dans les rues comme Patrick Modiano. J’apprécie beaucoup JB Pouy dont les héros fréquentent des quartiers de Paris que j’aime : le quatorzième, le faubourg St Antoine…

MM : Ton livre ne s’adresse t’il pas à un certain public ? A qui le conseillerais tu ?

SH : Mon livre s’adresse plutôt aux adultes, je le conseille à tout le monde (RIRES)

 
MM : N’as-tu pas envie d’écrire aussi pour les enfants ?

SH : Les enfants sont très présents dans ma vie, dans mon métier. Je forme et j’accompagne des enseignants, j’ai un blog de littérature de jeunesse (http://deslivresetlecole.blogspot.com).

Mais je n’ai aucune envie d’écrire pour eux, beaucoup de gens le font très bien (Comme Eric Simard, Christian Auster, Audren ou encore Jack Chaboud, et bien d’autres). Cela me demanderait une position différente par rapport au lecteur. Avec les adultes je ne cherche pas à ménager le lecteur, ni à désigner le monde d’une manière encourageante. Les œuvres jeunesses sonnent souvent faux, pour moi, beaucoup se situent entre une approche excessivement positive de la vie et une démagogie fade basée sur une écriture facile et vulgaire. Je ne saurais pas écrire pour les enfants, parce que je ne peux pas me situer vis à vis d’eux dans une posture autre qu’éducative.

MM Parle moi de ces personnages féminins qui ont en découdre avec la gent masculine ? Il est souvent de régler des comptes dans ces …Contes ! Une façon pour toi sous un trait de plume de biffer certaines personnalités trop lourdes à supporter ?

 
SH :Il ne s’agit pas de personnalités mais du statut et de la place des femmes. Combien de femmes meurent sous les coups chaque semaine en France ? Ce n’est pas moi qui l’invente, le rôle de victime attribuée aux femmes dans les contes de la tradition qui ont traversé les siècles est confirmé chaque jour. Je ne m’étendrai pas sur les questions de salaire, de servitude, de partage des tâches…Je me suis donc amusée à inverser les rôles pour voir, rien que pour voir comment cela fait quand les victimes changent de genre.

MM : Dans ces Contes Malpolis, le chat est omniprésent ; partages tu ces vers d’Apollinaire ?

« JE SOUHAITE DANS MA MAISON, DES AMIS EN TOUTE SAISON. UN CHAT PASSANT PARMI LES LIVRES. SANS LESQUELS JE NE PEUX VIVRE »

SH :Magnifique…

Oui, les chats sont des personnages très importants, leur présence fantasque, leur beauté, leur liberté me les rendent indispensables.


 
MM : Sylvette, j’ai lu ces nouvelles comme on savoure la carte d’une très belle maison.
La table est bien présentée, les mets finement choisis et la petite musique de fond si douce …

Je redoutais d’apaiser trop vite ma faim non pas qu’il soit question d’indigestion au vue de la qualité des ingrédients mais d’être trop vite rassasiée.

Je suis restée pourtant sur ma fin en me disant zut trop court !

MM Alors Sylvette, quand transformeras tu l’essai ? En espérant que tu nous donnes cette fois plus d’histoires à croquer !



SH : Nous avons fait le choix avec l’éditeur de ce petit livre ramassé autour d’un fil rouge, beau et peu onéreux parce que nous allons en proposer un autre, dans le même esprit : artisanal et particulier, avec une illustration originale, une forte thématique et des voix diverses. Conte malpolis est le début d’une collection confidentielle et particulière…

MM : L’écrin est magnifique et donne envie de feuilleter le livre et d’en savoir plus et le bijou n’est pas de pacotille….
Pourquoi ce choix de cet éditeur plutôt qu’un autre ?
Peux tu nous en dire plus de cette belle illustration sur la couverture ?

 
SH : Peut-être qu’on fait des livres avec les gens qu’on connaît, j’ai rencontré Henry des Abbayes dans la petite ville où je vivais avant et Alain Créac’h à la remise des prix du concours de nouvelles de Verrières le Buisson où son épouse, Claudine, avait été primée aussi.

Henry est UN ARTISAN ET UN ARTISTE, il aime les livres et il représente un secteur totalement à contre-courant de l’édition : petits tirages, fabrication soignée, choix des matériaux… ALAIN EST UN DESSINATEUR AU COUP DE CRAYON SENSIBLE ET DYNAMIQUE, ON S’EST COMPRIS AU QUART DE TOUR.

Henry a choisi le tissu de la couverture chatoyant comme une robe de princesse, parce que sa nouvelle préférée est Princess Academy, Alain dessine des petits Chaperons Rouges très inconvenants et tout cela me plaît beaucoup.





UN PEU PLUS SUR L’AUTEURE :
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MM : Une petite mise au point pour toi qui partage les mots mais aussi de très belles images sur les différents sites où tu aimes à te promener.

Parle nous un peu de toi …

Léonie Colin et Sylvette Heurtel une seule et même personne ou une amie bienveillante qui veille sur la seconde ?



SH : Léonie Colin c’est un pseudo adopté pour ce blog d’écriture : j’avais commencé par un calendrier de l’Avent, 24 petits textes très, trop ?, personnels et je me suis un peu protégée avec Léonie.

Léonie Colin, c’est le nom de ma grand-mère bretonne qui était illettrée, j’aime qu’elle signe des textes à travers mon écriture …

 Sur ton blog : tu nous parles de tes débuts collectifs en écriture. Je pense que ce sont ces expériences qui ont conduit à cette aventure plus intime ?

J’ai toujours écrit de manière solitaire, mais les recueils où j’ai publié sont collectifs. J’aime lire les textes des autres, mais j’écris seule et je ne pratique pas de jeux d’écriture …

MM : Connais tu le vertige de la page blanche ?
SH : Non, pas pour l’instant. Mais mon travail m’occupe beaucoup, en fait les temps d’écriture sont volés : la nuit, le week end après les rituels familiaux. Je travaille du chapeau en faisant autre chose, et lorsque je m’assieds pour écrire, c’est quasi prêt. En revanche je retravaille , j’élague, je polis énormément, je ne m’accorde pas de fioritures, je tranche souvent …


MM :T’accroches tu aux mots comme aux branches pour ne pas tomber dans le puits sans fond de la morosité ambiante ?

SH : Je ne connais pas la morosité, la vie m’amuse et me surprend, elle m’effraie aussi parce que l’humanité est effrayante et le destin réserve parfois des horreurs. La plus part des bavardages médiatiques me laissent indifférente, je ne suis pas concernée

MM : Depuis que tu es entrée en écriture, quel est ton regard par rapport au mot ? Lis tu de la même manière ?

SH : Oui, je lis d’une façon plus analytique

MM : Es tu plus critique ?

SH : Non, la critique ne m’intéresse pas, un livre que je n’aime pas me tombe des mains, la vie est trop courte et les livres trop nombreux pour perdre du temps avec ceux qu’on n’aime pas…



MM : LES CONTES MALPOLIS CONNAISSENT UNE BELLE ENVOLÉE ET VONT FAIRE LEUR CHEMIN DANS NOTRE HEXAGONE ET CERTAINEMENT AU-DELÀ , UN SECOND BÉBÉ DE PAPIER VERRA LE JOUR, ALORS SYLVETTE LA VIE EST BELLE ?

 
SH : La vie est belle, courte, passionnante et effrayante. Je ne m’en lasse pas !


Titre : Contes Malpolis
Auteur : Sylvette Heurtel
Format : 14x20 cm, 96 pages papier vergé 120 grammes
couverture souple 250 grammes. Livre cousu. Prix : 10€

Adresse : 33, rue Nationale 35300 Fougères FRANCE. henrydesabbayes@orange.fr
Vous pouvez commander Contes Malpolis en envoyant un chèque à l'adresse ci-dessus (les frais de port sont compris)

mercredi 24 mars 2010

Une semaine de Vacance...

Une semaine de vacance de DANIEL CHARNEUX


EDITIONS LUC PIRE (COLLECTION EMBARCADERE)
Ma seconde chronique au micro de Le lire et le Dire
L’auteur : DANIEL CHARNEUX est professeur de français et romancier. C’est un auteur qui se sent en phase avec cette façon d’écrire typiquement belge maniant le décalage, la dérision et un certain humour noir.

Grand admirateur de Georges Perec mais aussi de Simenon, l’auteur nous attire avec brio dans un univers en trompe l’œil mais aussi dans les méandres de la psychologie humaine, celle là même qui conduit à être en équilibre fragile sur le fil du soi…



Pour évoquer le roman : Attardons nous dans un premier temps sur le Titre :

« Une semaine de vacance»


C’est pour cela que je préfère ne pas parler de vacances au pluriel, un mot qui – tout comme le mot loisirs évoque précisément l’absence de loisir, d’oisiveté – un mot, donc, qui renvoie lui aussi à un temps plein, meublé d’activités riches et variées, précisément le contraire de la vacance, c’est-à-dire du bienheureux vide.


J’ai toujours admiré cette racine, mère d’une riche famille : vacuité (quelle rime merveilleuse à fatuité !), vacuole (l’un des constituants de nos cellules, donc de notre être, serait le vide…), vacation, vacant, sans oublier ce « vacuum » étrange que je trouvais, enfant, sur certains produits emballés sous vide ou encore, si ma mémoire est bonne, sur ces ingénieuses boîtes en matière plastique produites par une firme américaine au nom imprononçable spécialisée dans la démonstration à domicile.


4ème de couverture

• Sur la quatrième de couverture, on pouvait lire :”C’est fou ce que ça peut distraire, l’ennui…

Tenez, cette année, pour les congés, j’avais décidé de m’ennuyer. Seul, sac au dos, sur les routes monotones de la Creuse, je pensais transformer les vacances en vacance, ne trouver que le vide… Et puis, entre la saga des rencontres insolites et la ronde des souvenirs, j’ai découvert un vide étonnamment plein…

Ennuyeuse, la Creuse ? Et si, au terme de cette semaine de vacance, je parvenais à me surprendre… à vous surprendre ?“

L’Histoire

Jean-Pierre Jouve le narrateur et personnage principal du roman a décidé de s’ennuyer, quoi de plus simple de creuser ce vide dans un département choisi « au hasard » d’un jeu de fléchettes dont la cible est une carte routière française. La Creuse sera donc le lieu de randonnée idéale pour se lancer à la quête du vide.

Depuis que son épouse Odile née Laubepin son idole à la couronne d’aubépines (l’auteur joue avec les mots) l’a quitté, il fractionne ses vacances en deux : 1 semaine en juin et une autre en septembre car : « c’est moins cher, c’est plus vide »…

Une semaine de vacances c’est 7 jours de marche et par essence d’introspection, d’une quête initiatique où la vie du narrateur est disséquée : L’homme marche parfois sans regarder ce qui l’entoure, il marche dans sa mémoire. Son esprit n’est jamais tranquille, de par son métier d’actuaire, il a la passion des mathématiques, les chiffres l’accompagne et les albums de Tintin aussi (version graphiquement réduite afin qu’elle puisse loger dans le sac à dos) : les trois premiers albums pour les 6 premiers jours et la 4 derniers pour le dimanche (7 et 7). Son préféré : les 7 boules de cristal où il est question de la malédiction touchant des savants devenus fous…

7 ce chiffre sacré est là récurrent accompagnant ce routard sur une route champêtre où le vert tendre du paysage va virer à la teinte vert de gris de certaines statues ayant séjourné dans un air humide ou putride…

7 comme les 7 collines de Rome ou les 7 pêchés capitaux.

Sous un soleil cuisant, nous sommes pourtant malgré ce chiffre divin aux portes de l’enfer, les ombres du passé dans un paysage aux reliefs austères ne sont pas propices à la pleinitude intérieure.

Si le lecteur accompagne volontiers ce routard au short kaki, qui prend le soin de rester propre sur lui, qui semble faire corps avec les villages qu’il traverse, il pressent que le petit grain de sable qui le contraint à s’arrêter et à se soigner (avec dextérité et un soin méticuleux) est plus qu’une simple ampoule.

Il est marqué par son enfance auprès d’un père militaire disparu trop tôt et d’une mère en demi deuil qui l’accompagnera à l’autel le jour de son mariage. Son mariage avec Odile, son idole apparemment la femme de sa vie avec laquelle il n’a pas eu d’enfants et qu’il souhaite reconquérir une fois son voyage terminé.
Ce randonneur n’est pas tout à fait le promeneur tranquille ou débonnaire qu’il affecte d’être. Au fil des 140 pages où le lecteur suit scrupuleusement l’itinéraire de Jean-Pierre Jouve, il pressent qu’il va forcement se passer quelque chose, ce vide se remplit de contradictions, de signes avant coureurs d’un drame …

« Les hommes n’ont-ils pas tous une provisions de masques ?
Nous entrons alors dans la deuxième partie du roman avec les 15 dernières pages qui vont éclaircir le sujet pour l’assombrir à nouveau.

On retrouve l’actuaire et ses bilans :

TOTAL. Bilan. Addition. Compte

Le lecteur se retrouve FACE À L’INNOMABLE !!!!!!!

Conclusion :

Ce livre n’a rien d’un guide du routard conventionnel il est très proche du polar ou du thriller…

L’auteur prend un malin plaisir à jouer avec les mots, à semer des petits cailloux comme autant d’indice sur ce périple aux allures bucoliques.

Il allie la poésie à l’humour noir…Les personnages rencontrés sont parfois ….déroutants : à l’image de ce curé débonnaire qui dans les plis de son habit cache une œuvre libertine ayant inspiré Alexandre Dumas pour ses quatre mousquetaires…

Une petite musique des mots qui accompagne le chemin de croix de ce routard étriqué.

- le temps s'est démis comme une épaule, l'eau du ciel ruisselle sur le missel d'un curé demi-sel en surplis violet -, un grand chien jaune au poil trempé, un aquarelliste ravi."


Le mot de la fin revient à Jean-Pierre Jouve :

« la France profonde mérite vraiment qu’on la creuse. »

Ce premier roman a obtenu en 2002 le Prix des Usagers de la Bibliothèque centrale du Hainaut

Bibliographie :

Romans :

Une semaine de vacance, Éd. Luc Pire, 2001, Prix du Comité des Usagers de la Bibliothèque centrale du Hainaut 2002.

Recyclages, Éd. Luc Pire, 2002.

Norma, roman, Éd. Luce Wilquin, 2006, Prix hainuyer de littérature française Charles Plisnier 2007.

Nuage et eau, Éd. Luce Wilquin, août 2008. Ouvrage sélectionné pour le Prix des Lycéens 2008-2009.

Nouvelles :

Vingt-quatre préludes, Éd. Luce Wilquin, 2004.

Théâtre :

Le Violon sans âme, Festival montois de Théâtre en rue 2006 (mise en scène : Sarra Latrèche).

Les Anges dans nos campagnes, Festival montois de Théâtre en rue 2007 (mise en scène : Julien Vanbreuseghem).

Maman Jeanne, monologue dramatique Ed Luce Wilquin 2009

Poésie :

Pruine du temps, haïkus, illustrations de Pierre Renard, calligraphies de Pascal Goossens, chez l’auteur, 2008.

Collectifs :

Haïku, in Ombres et Lumières, Éd. LCR, 2003.

Haïku, in Éclair soudain, Éd. Ex Ponto, 2005.

Les mots d’Imad, in Étranger, j’écris ton nom, Éd. Couleur Livres, 2007.

In vino veritas ?, in Des mots chocolats, Éd. Luce Wilquin, 2007.

On peut retrouver toute l’actualité de l’auteur sur son blog : http://www.gensheureux.be/site/

 
Prochaine chronique : les Contes Malpolis de Sylvette Heurtel

lundi 8 mars 2010

100 ans de TRANSMISSION, D'HERITAGE et de COMBAT

Cette année célèbre la centième journée de la femme depuis sa création, le 8 mars 1910.



Pourquoi une journée de la femme ? Si l’on considère le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes institué en 1946, cette journée ne devrait même pas exister… du moins en France.

Pourtant, l’égalité constitutionnelle reste parfois de principe et de trop nombreuses inégalités de fait subsistent encore, que ce soit dans le domaine familial ou professionnel.

80% des tâches domestiques sont encore dévolues aux femmes, leurs salaires sont inférieurs d’environ 20% à ceux des hommes, elles représentent près de 80% des travailleurs pauvres et occupent 85% des emplois à temps partiel. Sous- représentées dans le paysage politique, elles ne sont que 18% à l’assemblée nationale.



La fermeture de centres IVG dans les hôpitaux, l’augmentation des violences faites aux femmes, la difficulté croissante à faire garder les enfants en bas âge, font craindre un recul des droits des femmes.

Aujourd’hui plus que jamais nous devons rester vigilants, et continuer à nous mobiliser pour réclamer une réelle égalité. Les droits des femmes ont été acquis de haute lutte et ne sont malheureusement pas irréversibles…

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Pour la première fois, Paris et 13 autres villes de Paris Métropole se mobilisent ensemble pour la transmission aux jeunes générations des valeurs défendues par les combats menés pour les droits des femmes, thème central de la Journée internationale des femmes 2010. Arcueil , Bagneux , Boissy-St-Léger , Bondy , Clichy la Garenne , Clichy-sous-Bois , Gennevilliers , Gentilly , Ivry sur Seine , Malakoff , St-Ouen , St-Denis , Villeneuve-St-Georges , ont engagé une démarche commune pour que dans chacun des territoires des actions très concrètes et interactives soient menées en direction des jeunes sur l’histoire des combats féministes. Pour la première fois, Paris et 13 autres villes de Paris Métropole se mobilisent ensemble pour la transmission aux jeunes générations des valeurs défendues par les combats menés pour les droits des femmes, thème central de la Journée internationale des femmes 2010. Arcueil , Bagneux , Boissy-St-Léger , Bondy , Clichy la Garenne , Clichy-sous-Bois , Gennevilliers , Gentilly , Ivry sur Seine , Malakoff , St-Ouen , St-Denis , Villeneuve-St-Georges , ont engagé une démarche commune pour que dans chacun des territoires des actions très concrètes et interactives soient menées en direction des jeunes sur l’histoire des combats féministes.
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Pour ce rendez-vous annuel, les parisiennes et parisiens sont invités à participer aux nombreuses animations, débats, expositions, forums... organisés dans tous les arrondissements de la capitale »

Le programme complet des animations (au format pdf)

Pour ma part, je serai présente à la soirée inaugurale du 9 mars en présence des villes partenaires lors de la Projection du film
"100 ans de combat et de transmission"

*Souvenez vous ici * l'aventure avait commencé par

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