dimanche 28 février 2010

Le Musée MAGRITTE à BRUXELLES


Bruxelles où j'ai joué à cache cache avec le vent et les nuages ces dernières vingt quatre heures...Bruxelles ou résonnent les accents de Dick Annegarn, Brel mais aussi ceux des surréalistes belges comme celui de René Magritte entre autres...

Si vous passez par Bruxelles, une visite s'impose au Musée Magritte ouvert depuis le 2 juin 2009 dans un bâtiment de 2.500 m² appartenant aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Sont proposées au public, plus de 200 oeuvres de Magritte  composées d'huiles sur toile, de gouaches, de dessins, de sculptures et d'objets peints mais aussi d'affiches publicitaires, de partitions de musique, de photos vintage et de films réalisés par le peintre lui-même.

Un parcours chronologique sur trois étages consacré aux périodes charnières de l'artiste ( Je vous laisse le soin de cliquer sur les liens, vous serez dirigés directement sur le site du musée)...Plus bas une petite vidéo à l'image de ma visite ;)

1898-1929 : La ligne de Vie
J'ai un coup de coeur pour cette photo ; elle représente René et sa femme Georgette. Ils sont beaux et très amoureux. Georgette sera la muse de René...On la retrouve dans nombre de ses toiles. On apprend que René Magritte illustre des partitions et crée des motifs de papiers peints pour croûter mais il ne tardera pas à être à l'origine du mouvement du surréalisme belge...


 1930-1950 : A Bruxelles

1951-1967 : le Domaine enchanté

"J'aime l'humour subversif, les taches de rousseur, les genoux, les longs cheveux de femme, le rêve des jeunes enfants en liberté, une jeune fille courant dans la rue."

L'univers de Magritte est attachant, il participe à un nouveau langage, un autre monde où les mots et images échappent au sens convenu...

et pour marcher sur les pas de René et Georgette, allez vous attabler à La fleur en Papier Doré (un de mes lieux chéris à  Bxles)....





A écouter aussi la très belle chanson de Paul Simon :
Paul Simon - Rene and Georgette Magritte With Their Dog After the War

mardi 23 février 2010

ladamenbleu parle de chapeaux verts

Une jolie nouvelle pour ce mois de février, une nouvelle corde à mon arc : c(h)ro (ni)queuse des mots des autres…

Une chronique intemporelle, le portrait d’un auteur, une maison d’édition qui sort de l’ombre et me voila devant le micro de Radio Fréquence Paris Plurielles 106.3 en compagnie du Boss (Jean-Claude Caillette) et de Gwenaëlle Chambonnière, à vous parler de tout cela…

Pour cette première émission seront évoqués : les livres de Carlo Ruiz Zafon : « L'ombre du vent » et « le jeu de l'ange »...

....ainsi que du théâtre dansé -Dans la lignée des grands ballets romantiques gravés dans la mémoire collective de la danse, Angelin Preljocaj s'empare de la légende de Blanche Neige...

Rendez-vous Mardi 23 Février 2010 de 9h30 à 10 h…sur 106.3

pour réécouter l'émission



Dis ladamenbleu tu me parles de Ces dames aux Chapeaux Verts ?



L’auteure :

Troisième enfant et seule fille d'Edouard Poulain, médecin à Saint-Omer où elle est née le 13 juin 1889, Germaine Acremant termine en Écosse ses études commencées dans sa ville natale et se marie en 1911.

Son coup d'essai en littérature lui vaut la notoriété : la Société des gens de lettres couronne Ces dames aux chapeaux verts (1922), satire de la vie provinciale, dont elle tire avec son mari, Albert Acremant, une comédie à succès. Maintes fois réédité (plus de 1,5 million d'exemplaires, traduit en 25 langues, porté au cinéma par le réalisateur Maurice Cloche en 1937), ce roman est suivi de beaucoup d'autres (une trentaine environ), dont la plupart se passent dans le Nord de la France, de Saint-Omer à Étaples, des collines de l'Artois aux plages du Touquet, en passant par Boulogne-sur-Mer et par des villes mythiques.

Citons parmi les principaux : Gai ! Marions-nous ! qui a obtenu le Prix National de Littérature en 1927, La route mouvante (Prix Montyon 1940), Arrière-saison (1942), etc.

Plusieurs d'entre eux ont également fait l'objet d'une adaptation pour le théâtre, toujours en collaboration avec ALBERT ACREMANT qui a également réalisé les illustrations de plusieurs de ses romans. Il a aussi publié un recueil de poésie : Vers de Couleur, Editions Grasset, 1910.

En 1970, elle publia Chapeaux gris... chapeaux verts, la suite de Ces dames aux chapeaux verts. La plupart des ouvrages de Germaine Acremant ont été publiés chez Plon.

GERMAINE ACREMANT s'éteint le 26 Août 1986 à Neuilly-sur-Seine.


L’idée du roman :

C'est pendant la guerre de 1914-1918, pendant laquelle son frère Pierre (1887-1914) disparaîtra, que l'idée d'écrire vient à cette jeune femme sportive et dotée d'un joli talent d'aquarelliste. Son mari, ALBERT ACREMANT, parti au front, elle revint à Saint-Omer, chez son père où pour tromper son ennui, elle condense dans son ouvrage toutes les observations qu’elles faits dans les intérieurs et les rues de sa ville natale. Avec lucidité, elle décrit le quotidien des vieilles filles de province. Les caricatures nous prêtent à rire mais ne sont jamais méchantes, même si les caractères sont criants de vérités.

Si vrai qu’on a cru les reconnaître à Cannes, à Douai, à Morlaix comme en Provence, en Bretagne, en Flandre et même en Picardie. Ce qui prouve que ces personnages sont intemporels.

Extrait de la revue des Flandres du 10 décembre 1937 :

« ( …) cet homme qui m’apporta un jour le portrait grandeur nature de sa cousine et me pria de l’accepter, car, me dit-il je suis bien certain que c’est elle que vous avez voulu décrire en Telcide, et cela nous fait d’ailleurs beaucoup d’honneurs dans la famille »…


Le résumé :

Arlette, une parisienne de 18 ans (je l’identifie à la Garçonne de V.MARGUERITTE), est venue à la mort de son père (ruiné il s’est suicidé) demander l’hospitalité chez ses vieilles tantes de province. Quatre vieilles demoiselles qui vivent au ralenti dans une vieille cité du Nord de France dans un quartier où l’on ne voit passer que des religieuses, des prêtres et des « jeunesses prolongées ».

Les honorables cousines d’Arlette répondant aux prénoms de Telcide, Jeanne, Rosalie et Marie ne portent plus le chapeau vert avec capote de satin miroitant et bride de velours perroquet mais elles n’en sont pas moins ridicules à ses yeux de parisienne espiègle et dans le vent…Vingt ans séparent la première et la dernière des sœurs Davernis.
Le hasard qui a souvent plus d’imagination que nous, met entre les mains d’Arlette un journal tenu jadis par l’une d’elles.

Qui a rêvé pour mari d’un jeune professeur Ulysse Hyacinthe et vu ses espoirs réduits à néant par une mère vaniteuse qui jugeait l’élu pas assez brillant ?

Arlette va mener son enquête sachant que l’amoureux évincé revient à ce moment dans la ville. La jeune femme n’aura de cesse de les réunir et en contribuant aux bonheurs des autres elle fera aussi le sien...

Les décors pourraient ressemblés aux dessins de Huart* mais pour l’âme aux analyses de Balzac.
Portrait d’Arlette (page 15) Arlette a 18 ans, elle vit dans un perpétuel contraste, physiquement et moralement. Ses cheveux sont blonds et ses yeux sont noirs. Elle est plutôt petite et paraît grande, tant elle est mince et souple. Elle semble aimer le monde et l’agitation, elle pratique les sports. Elle n’est vraiment heureuse que dans sa chambre, avec ses chiens, ses poissons rouges, ses bouts de rubans et ses faveurs, ses bouquets de roses et ses rêves bleus !

Arlette ne ressemble t elle pas au portrait de Germaine Acrémant ?

Dans un journal NL du 29 mai 1926 on peut lire sous la plume de Noël Sabord : « Elle ne gaspille pas son amitié et ne se lie pas aisément…elle s’abandonne volontiers à la rêverie où les esprits formés dans les brumes trouvent une poésie si grave et si profonde… »

Pourquoi ce coup de cœur ? :

La première fois que j’ai lu ce livre, je devais avoir 17 ans. J’avais adoré la pièce de théâtre qui était passée sur Antenne 2 dans les années 1980 ; c’était frais, drôle enjoué et surtout cela se finissait bien. Ce livre est la représentation de notre pays dans les années 1920, la première guerre mondiale a révolutionné la position de la femme en France. Les jupes se raccourcissent, elle s’affranchit et si elle ne vote pas encore, la jeune femme s’affranchit peu à peu. Néanmoins selon le milieu social elle n’est parfois pas libre de disposer de ses amours, on lui impose parfois celui qui deviendra son mari…On ne lui pardonne ni ses effronteries ni ses prises de position.

Le livre est écrit avec un vocabulaire un peu suranné, les mots ne sont plus d’aujourd’hui. Ils ont la couleur et l’odeur d’un bouquet de violette séchées retrouvé dans une malle en osier.
Je me sens proche de Germaine Acrémant, cette femme qui ne doit son succès qu’à elle-même et non autour d’une quelconque publicité commerciale.

 « Je n’ai aucun procédé …j’estime que la forme doit varier avec le sujet. On ne doit rien écrire qu’avec son cœur…Les livres que j’ai faits, je les portais en moi et j’ai l’impression que je n’aurais pas pu ne pas les écrire. Il en sera de même des suivants. Quand je n’aurai plus rien à dire, je me tairai. Je n’écrirai jamais par métier sur commande ».

Traduit en vingt langues, et édité à un million d'exemplaires, "Ces dames aux chapeaux Verts" est devenu un classique de la scène et même de l'écran. (plus de cinq mille représentations, et trois films !) En 1964, après quarante ans de brouille, son roman avait été très mal accueilli par ses concitoyens, ils pensaient qu’il donnait une image vieillotte en ridiculisant une partie de ses habitants emprisonnés dans des règles de bienséance, et convenances bourgeoises désuètes) la ville de Saint-Omer organise le premier "Festival des chapeaux verts" et en 1984, la romancière revient à Saint-Omer et assiste à plusieurs manifestations organisées en son honneur.

Germaine Acrémant  source : la cinémathèque.fr

 
Une interview de l'auteure à retrouver ICI
*Charles Huard (1874-1965)

Peintre, dessinateur, graveur, caricaturiste et illustrateur. Cet artiste, peu connu aujourd'hui, s'était rendu célèbre au début du siècle par des caricatures souvent féroces sur Paris et la province qu'il publiait dans les journaux de la Belle Époque (Le Journal amusant, Le Sourire, Le Rire, Le Cocorico...), ainsi que par de nombreuses illustrations de livres (Figures de Vendée de Georges Clémenceau, ...).



©Maryline MARTIN février 2010



*prochaine chronique : Une semaine de Vacance (sans s c'est fait exprès) de Daniel Charneux...

dimanche 21 février 2010

"Je ne sais quoi " : Nathalie Joly chante Yvette Guilbert

Un superbe spectacle interprété et porté par l'immense talent de Nathalie Joly qui reprend à son compte les chansons réalistes d'Yvette GUILBERT. Une ambiance, une époque et une très belle amitié mise en musique  (piano : Jean-Pierre Gesbert) et sous l'oeil complice de Jacques Verzier.

Précipitez vous au Lucernaire Centre National d'Art et d'Essai 53 rue Notre Dame des Champs Paris 6ème, vous ne serez pas déçu(e)...



Ebauché à la demande de La Société Psychanalytique de Paris, sur une proposition de Paul Denis, pour célébrer le 150ème anniversaire de Freud et le 80ème anniversaire de la SPP à la Maison de la Mutualité Freud avait entendu Yvette dès ses débuts au Cabaret lors de son premier séjour Parisisen vers 1890. Frappé par l'esprit de l'interprète qui saisit l'âme humaine avec humour et cruauté, compassion et tendresse, il lui fait part de son admiration. Tous deux cherchaient dans les "terres inconnues" de la sexualité ce qui alimente la vie de l'esprit. Reine incontestée du Caf conç', Yvette fut pendant cinquante ans l'ambassadrice de la chanson française dans plus de trente pays.

On retrouvera ses chansons drôles et émouvantes, inédites ou célèbres comme Madame Arthur, le Fiacre ou la Soularde...

samedi 20 février 2010

Izis : Paris des Rêves

Bien m'en pris cet après midi de braver le froid sous un pâle soleil et d'attendre une heure pour aller à la rencontre d'un Paris des Rêves du photographe Izis.
Si vous habitez Paris ou sa région ou si vous passez en touristes, arrêtez vous au 5 rue Lobau ( à l'arrière de l'Hôtel de Ville), soyez patients et pénétrez dans cet univers en noir et blanc...L'expo est gratuite !


Après avoir séduit 500 000 visiteurs avec l’exposition Willy Ronis à Paris (2005-2006) et 300 000 autres avec Doisneau, Paris en liberté (2006-2007), la Mairie de Paris entend rendre l’hommage qu’il mérite à Izis en consacrant une grande rétrospective au photographe-poète, de janvier à mai 2010.




Il fallait avoir une grande foi en ses rêves pour fuir la misère de son pays natal en 1930 et rejoindre Paris. Le jeune Izraëlis Bidermanas, né en 1911 dans la petite ville lituanienne de Marijampolé, rêvait comme beaucoup d’autres de la patrie des artistes, de cette terre d’adoption qui allait devenir une source inépuisable d’inspiration pour ce photographe bientôt connu sous le nom d’Izis.



Apprécié depuis comme l’un des membres éminents du mouvement « humaniste », Izis était en 1951 l’un des Five French Photographers exposés au MoMA de New York, avec Brassaï, Doisneau, Ronis et Cartier-Bresson. Presque trente ans après sa disparition, en 1980, le photographe demeure cependant moins célèbre que ses compagnons d’alors.
Du 20 janvier au 29 mai 2010

Hôtel de Ville - Salle St-Jean
5 rue de Lobau 75004 Paris
M° Hôtel de ville
Bus : 70/72/74/76/96

Tous les jours de 10h à 19h sauf dimanches et jours fériés
Entrée libre
L'exposition Izis n’ouvrira qu’à partir de 13h30 les mardis 2 et 30 mars.
[source : portail culture paris.fr]